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INTERVIEW DE MR GUILLAUME LACROIX, Vice-Président du Conseil Général de l'Ain en charge des affaires économiques, des aides aux communes et de l'administration générale
LE CONSEIL GENERAL DE L’AIN ET LES ACTEURS DE LA FILIERE BOIS DE L’AIN SE MOBILISENT POUR APPORTER UNE REPONSE AU CEA
Monsieur Lacroix,
Vous êtes Vice-Président du Conseil Général de l’Ain en charge des affaires économiques, des aides aux communes et de l’administration générale.
A ce titre, vous avez impulsé la réalisation du livre blanc relatif au développement de la filière bois de l’Ain. Pouvez-vous nous présenter cette filière et ses perspectives de développement ?
G. Lacroix : Il y a encore quelques mois, les aides du Conseil Général de l’Ain aux différents acteurs de la filière bois étaient relativement éparses alors que le Département de l’Ain est un territoire majeur pour la filière bois avec 2/3 de sa surface boisée. Le Conseil Général a ainsi envisagé cette filière comme porteuse d’avenir au plan économique et a décidé de lui apporter un soutien inédit. Programmée sur quatre ans, cette politique innove en faveur d’un secteur clé de l’économie de l’Ain, favorisant le développement durable. La filière bois de l’Ain compte en effet 900 entreprises et près de 5 700 salariés.
L’ensemble de la filière est aujourd’hui rassemblée autour d’un Livre Blanc, fruit d’un travail de concertation. Ce document, particulièrement unique au plan national, établit un constat commun et partagé sur l’état des lieux de la foret et de la filière bois et sur ses objectifs de développement. Il réunit l’ensemble des acteurs concernés : propriétaires publics et privés, scieurs, transformateurs de 1ère et 2nde transformation.
Les perspectives de développement relèvent autant des développements internes, par la sensibilisation de la main d’œuvre potentielle et le renforcement de la formation à la matière et des propriétaires, que d’enjeux de développement exogènes, autour du bois énergie notamment et de meilleure valorisation de la foret.
Six enjeux ont ainsi été identifiés : - Développer la production et anticiper le renouvellement des forêts - Développer et renforcer le tissu d’entrepreneurs forestiers et le réseau local d’entreprises - Développer les chaufferies bois et les filières locales bois énergie - Développer la construction bois et les filières locales de mise en œuvre - Favoriser le renouvellement de la ressource humaine dans la filière forêt bois - Garantir la cohérence des politiques en faveur de la filière forêt bois
La MIPRA a approché pour votre compte le CEA – Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives qui vient de constituer un consortium industriel pour développer en France des unités de production de biocarburants. L’une de ces unités, qui représente 150 à 200 emplois, pourrait être implantée sur la Plaine de l’Ain. Le CEA souhaite pour ce faire que lui soit présenté un consortium forestier qui lui assure un approvisionnement de 100 000 tonnes de déchets bois par an.
Vous avez pris l’initiative de réunir en septembre dernier l’ensemble des acteurs de la filière bois de l’Ain. Comment les acteurs de cette filière et le Conseil Général de l’Ain souhaitent-ils se positionner au regard de ce projet ?
G. Lacroix : La filière bois et le Conseil Général de l’Ain se sont immédiatement mobilisés pour envisager ce projet. Nous construisons une réponse qui nécessite de rencontrer de nouveau le CEA afin de préciser plus avant ses attentes et ses modalités d’implication et d’accompagnement. Les acteurs de l’Ain sont tous mobilisés sur ce dossier, particulièrement porteur de développement économique.
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