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Le Pôle d'écotoxicologie et de toxicologie environnementale de Rovaltain


Les origines du projet

Situé au sud de l’aire urbaine lyonnaise, entre Valence et Romans, au sein d’une agglomération de 200 000 habitants, Rovaltain, Parc Scientifique et Technologique de Rhône-Alpes Sud, 330 hectares sur le site de la Gare TGV / TER de Valence.

Certifié ISO 14001, ce site est labellisé Grand Projet Régional dans le domaine du Développement Durable, est un territoire dédié à l’homme et à son environnement, à la maîtrise des risques, aux technologies propres et sobres et à la valorisation technique du végétal.

ROVALTAIN jouit d’une situation unique, entre Europe du Nord et Méditerranée, à la croisée de la Vallée du Rhône et du Sillon Alpin, entre les agglomérations de Lyon, Marseille et Montpellier.

Le Parc scientifique est directement desservi par les autoroutes A7 et A49, le situant à 7 minutes  des centres-villes de Valence et Romans.
La Gare de Valence TGV place le parc de Rovaltain à 35 minutes de Lyon, 45 minutes de Grenoble, 2h10 de Paris et 1h de Marseille et de Montpellier (2 millions de voyageurs par an et 52 arrêts de TGV par jour).

Le site de Rovaltain bénéficie enfin de la proximité des aéroports de Lyon Saint-Exupéry (1h en voiture, 35 minutes en TGV), de Roissy Charles De Gaulle (2 h 21 en TGV) et de Genève Cointrin (2 h 30 en voiture).  Il est également desservi par l’aéroport d’affaires de Valence – Chabeuil.

Compte tenu des solides compétences de Rhône-Alpes en matière de toxicologie et d’écotoxicologie (première région française en termes de recherche dans ces deux domaines), la Région Rhône-Alpes et le Département de la Drôme, en partenariat avec les Universités Grenoble 1 et Lyon 1 et les acteurs scientifiques et industriels de Rhône-Alpes, ont pris l’initiative de créer, en Rhône-Alpes, sur le site de Rovaltain, un pôle de recherche, de formation et d’expertise en toxicologie environnementale et écotoxicologie reposant sur la mise en place d’un équipement scientifique spécifique sur lequel travailleront des chercheurs issus de Lyon et de Grenoble, mais aussi provenant d’autres régions, avec une large ouverture européenne et internationale.

Les collectivités locales s’engagent à assurer la maîtrise d’ouvrage de l’investissement du pôle et à participer financièrement à hauteur de 40,6 millions d’euros.


Les objectifs du pôle

Le pôle d’écotoxicologie et de toxicologie environnementale de Rovaltain a vocation à étudier les risques sur la santé et l’environnement d’agents potentiellement toxiques, tels que les rayonnements ionisants ou non ionisants, les agents chimiques, biologiques, pharmacologiques, virologiques et bactériologiques.
L'originalité du pôle est de croiser ces risques d'origines différentes pour prévoir et évaluer, sur plusieurs générations, leurs effets sur la santé et l’environnement dans le cadre d’une exposition de longue durée, plus ou moins chronique et à faible dose, dans une logique de multi-pollution et de co-toxicités.

Le pôle de Rovaltain est doté d’un programme scientifique attractif articulé et coordonné avec une recherche réalisée par les équipes compétentes, montrant notamment qu’au-delà des préoccupations liées aux facteurs supposés néfastes ou dont on veut prouver l’innocuité, ces recherches peuvent permettre de mieux comprendre des mécanismes fondamentaux, notamment écologiques et même que cette compréhension est nécessaire pour mieux évaluer les effets, les prévenir et y remédier.
Doté d’un plateau technique, qui pourrait être labellisé Très Grand Equipement, il fonctionnera sur le modèle d’un hôtel à projets, capable d’accueillir des équipes de recherche ou des industriels sur des périodes déterminées.


Les partenaires du projet

Les établissements universitaires et d’enseignement supérieur
L’Université Claude Bernard Lyon 1, l’Université Joseph Fourier Grenoble 1, l’INSA de Lyon et le Groupe Grenoble INP  s’engagent fortement dans le projet en mettant à disposition des scientifiques de haut niveau.

Les laboratoires et organismes de recherche
Le CNRS soutient et accompagne la création à Rovaltain de ce pôle de recherche, de formation et d’expertise dédié à l’écotoxicologie et à la toxicologie environnementale et interviendra dans ce cadre comme une agence de moyens. Il participera à la création à Rovaltain d’une Unité Mixte de Service afin d’assurer le fonctionnement scientifique et technique du pôle. La contribution du CNRS pourrait se faire sur la base de la mobilité de chercheurs et d’ITA en réponse à un appel d’offres national.

Les collectivités locales
Les collectivités locales de Rhône-Alpes se sont engagées à financer ce projet, notamment son investissement, selon les modalités suivantes:
- Région Rhône-Alpes: 15 millions d’euros
- Département de la Drôme: 15 millions d’euros
- Syndicat Mixte Rovaltain: mise à disposition de l’assiette foncière nécessaire
Le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) est également réservé à hauteur de 7 millions d’euros afin de contribuer au financement du pôle, que ce soit en termes d’investissement ou de fonctionnement.

Les industriels

Premiers partenariats envisagés :

- Le groupe Boiron souhaite développer à Rovaltain un programme de recherche en éco-toxicologie visant à évaluer l’influence du caractère protecteur ou détoxifiant de dilutions homéopathiques vis-à-vis d’un écosystème connu et maîtrisé et soumis à un stress toxique dans les conditions optimales d’une Très Grande Infrastructure.

- La Chambre de Commerce et d’Industrie de la Drôme interviendra, y compris financièrement, auprès des entreprises afin qu’elles confient au pôle des recherches et expertises, par exemple dans le cadre de Reach. Par ailleurs, elle mettra tout en œuvre afin que les milieux industriels et les pôles de compétitivité participent au développement de ce projet, tant dans ses aspects scientifiques qu’au regard du fonctionnement futur du pôle.

L’Union Européenne

Le Responsable de l’unité de gestion des grands équipements de l’Union Européenne s’est déclaré prêt à étudier la constitution d’un réseau européen de très grands équipements du même type, financé sur les fonds structurels, dans lequel Rovaltain serait positionné comme tête de pont. En première analyse, les pays intéressés sont : la Roumanie (région de Timisoara), la Bulgarie, la Hongrie, également l’Europe du Nord (Finlande, Suède et Norvège). Pour les anciens pays de l’Est, une thématique commune pourrait concerner l’éco-toxicologie aquatique, liée au Danube et à son delta.


L’Association de Préfiguration du pôle

Afin de mettre en œuvre ce projet dans ses aspects scientifiques, juridiques, financiers et immobiliers, une association, d’une durée limitée, a été constituée le 23 avril 2009.
Elle devra notamment déterminer, dans les meilleurs délais, la future structure de gestion du plateau technique, qui pourrait se constituer par exemple sous la forme d’une Unité Mixte de Service entre le CNRS, l’Université Grenoble 1 et l’Université Lyon 1.

Son budget est financé par les Universités Lyon 1 et Grenoble 1 dans le cadre de la mise à disposition de personnels ainsi que par les collectivités locales, Région Rhône-Alpes, Département de la Drôme et Syndicat Mixte Rovaltain.

Elle compte huit membres fondateurs, que sont la Région Rhône-Alpes, le Département de la Drôme, le Syndicat Mixte Rovaltain, la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Drôme, l’Université Joseph Fourier Grenoble 1, l’Université Claude Bernard Lyon 1, l’INSA de Lyon et le Groupe Grenoble INP.

Son Conseil d’Administration s’est doté d’un collège de personnalités qualifiées, rassemblant Edouard Couty, Conseiller Maître à la Cour des Comptes, Gabriel Biancheri, Député de la Drôme et Jean-Marie Busseuil, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Drôme, Vice-Président du Conseil Economique et Social Régional, Président de la MIPRA – Mission Ingénierie et Prospective Rhône-Alpes.

Elle est présidée par Edouard Couty et son Bureau est composé de cinq Vice-Présidents, dont deux sont issus des Universités Grenoble 1 et Lyon 1, deux de la Région Rhône-Alpes et du Département de la Drôme et l’un du collège des personnalités qualifiées (Jean-Marie Busseuil).

Cette association s’appuie, d’une part, sur un Conseil Scientifique International, présidé par Laurent Charlet, médaille d’argent du CNRS, Responsable du département géochimie de l'environnement au Laboratoire de géophysique interne et tectonophysique à l'Observatoire des Sciences de l'Univers de Grenoble, mis à disposition par l’Université Grenoble 1 ainsi que, d’autre part, sur une équipe opérationnelle, dont la direction scientifique est assurée par Alain Pavé, Professeur des Universités, Membre de l’Académie des Technologies et Correspondant de l’Académie de l’Agriculture, mis à disposition par l’Université Lyon 1.


Les premières implantations

- L’association AFT – Athletes For Transparency
a décidé d’implanter son siège à Rovaltain, dans le cadre du Pôle Ecotox.
Son activité consiste essentiellement au développement de programmes de recherche et à l’exploitation « commerciale » des résultats.
Cette association a pour objet d’aider au développement de la pratique sportive dans le respect des règles et de l’éthique, et en particulier de participer à la lutte anti-dopage. 

L’association AFT est présidée par Claude Lardy (Présidente d'honneur de Bioforce, ancienne Secrétaire Générale de la Fondation Mérieux). Son Vice-Président est René Mornex (Vice-Président des Hospices Civils de Lyon et  Président du Conseil Scientifique AFT).


- L’Institut Elément Trace UNESCO a implanté depuis le 16 juillet 2009 son siège et ses activités à Rovaltain, dans le cadre du Pôle Eco-Tox.

Trace Element – Institut pour l’UNESCO a été créé sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). L’Institut, présidé par le Professeur Guy CHAZOT, encourage la recherche interdisciplinaire et les échanges de connaissances sur les éléments trace essentiels et les métaux toxiques par la mise en place et la coordination de réseaux nationaux et internationaux de scientifiques (médecins, hospitaliers, universitaires, industriels) en vue d’une compréhension plus approfondie de ces éléments et de leurs répercussions sur la santé et l’environnement. 

 
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